Léa Stauder - Dossier Technique


 I. Genèse de mon urgence 

Mon urgence trouve sa naissance dans des interrogations qui m’habitent depuis le début de cette année scolaire. J’ai quitté le sud, mon réseau d’amis et j’ai déconstruit ma vie quotidienne pour venir étudier à Lille. C’est avec enthousiasme que j’ai fait mes bagages, j’étais en effet totalement obnubilé par le fait de venir rencontrer mes racines nordistes car les familles de mes parents sont originaires d’ici et j’en ai un peu oublié le reste…Mais quel reste ? Qu’est-ce que je n’avais pas prémédité ? Je n’avais pas pensé à une chose toute simple : les nouvelles rencontres que j’allais faire. Passer d’un cercle de copains immenses à devoir tout reconstruire a été quelque peu déroutant. J’étais persuadé que tout irait comme sur des roulettes. 

Mais j’ai rencontré toutes ces personnes différentes et étrangement l’aisance que je pensais avoir pour créer le contact s’est volatilisé. Je ne m’en suis rendu compte que récemment mais je suis quelqu’un qui met du temps à être à l’aise avec de nouvelles personnes. Et plus récemment encore, je me suis rendu compte que c’était parce que j’avais imaginé que ça ne fonctionnait pas que ça ne fonctionnait bel et bien pas. J’ai donc compris quelque chose de simple : j’ai du mal à me sentir légitime d’être moi dans la multitude et dans la nouveauté. C’est donc ce processus que mon inconscient a effectué que je voulais analyser à travers mon urgence. 

Au moment où j’ai découvert le concept d’urgence, je revenais de mes premières vacances dans le sud pendant lesquelles j’avais pu avoir de belles discussions et de jolies prises de conscience sur les mécanismes de mon être que j’ai exposé succinctement un peu plus haut. 

Mon urgence a donc d’abord cherché à approcher le concept de « projection ». Ce dit concept a habité la première phase de mon urgence et pour le traduire artistiquement j’ai opté pour le dessin, car selon moi la projection a un caractère graphique que celui-ci peut révéler plastiquement. J’ai ainsi pu transcrire dans la matérialité mon processus psychologique. La phase 1 de mon urgence m’a fait du bien et m’a fait avancer. 
Alors, irrémédiablement mon urgence a muté. Elle a muté pour deux raisons, la première étant qu’il nous fallait créer un atelier où les membres du groupe classe pourraient faire l’expérience de mon urgence. Et la deuxième raison qui a fait évoluer mon urgence est que je me suis rendu compte que le concept de « projection » avait une forte connotation dans le domaine médical, comme étant la source de multiples pathologies mentales. 

La projection est en effet un processus qui controverse le monde de la psychologie et de la psychanalyse et pour ma part je ne ressentais pas le besoin de venir triturer son aspect pathologique dans ma proposition artistique. Alors mon urgence s’est peu à peu transformée pour devenir un concept plus vaste. Et ce concept est celui de « l’image ». 
Ne m’étais-je pas construit des images des autres depuis mon arrivée dans le Nord ? N’ai-je pas une image de moi-même qui me pousse à appréhender ma réalité de cette façon ? Les autres n’ont-ils pas des images de leurs réalités qu’ils se construisent selon ce qu’ils sont ? 

Je suis persuadé que si. Par cette notion de l’image j’ai pu questionner la rencontre, la perception de l’altérité et la construction de l’image mentale, et j’ai également pu expérimenter la production d’image matérielle, physique et tangible. Ce nouveau chemin de recherche a été guidé par une phrase rencontrée lors de l’exposition Oka Amazonie au muséum d’histoire naturelle de Toulouse et prononcée par Giacomo Rizzolati et Corrado Sinigaglia : 

« A quel point est profondément ancré en nous le lien qui nous rattache aux autres, et à quel point serait étrange l’idée d’un JE qui existerait en l’absence d’un NOUS ? ». Ainsi mon urgence a pour vocation de jouer avec les différentes images de la réalité selon les perceptions de chacun. Ce qui m’intéresse est de pouvoir observer la rencontre de ces images qui se construisent selon différentes formes, comme cela a pu être observé lors de la deuxième phase de mon urgence (je vous invite à aller lire mon journal du corps pour le rendu détaillé et visuel de celle-ci). 

En définitive mon urgence répond à une jolie phrase que j’ai piochée lors de la présentation de l’urgence de Blandine : « Ce n’est pas une mince affaire que de demeurer fidèle à sa plus profonde vérité, si redoutable soit-elle, de lui livrer passage et de lui donner forme », A. Hébert. J’ai tenté de donner forme à mon urgence et de lui ouvrir un passage assez grand pour que tous puissent l’explorer et l’enrichir par ce qu’ils sont.


II. Etat de l’art, de la science et de la théorie. 


Cette ouverture sur ce que le monde contemporain a à offrir à notre urgence nous a été demandée entre la présentation de notre urgence personnelle (phase 1) et l’étape de l’atelier où l’on permettait au groupe classe de faire l’expérience des différentes urgences qui nous habitent (phase 2). Je vais donc rendre compte ici d’une artiste, d’un écrit scientifique et des propos d’un théoricien qui ont approfondi le concept de l’image et je vais détailler ce qu’ils m’ont permis de mettre en place dans mon atelier. 

Le dessin, la rencontre et Stéphanie Ledoux. 


« Passionnée de voyages et de dessin, Stéphanie Ledoux partage son temps entre son atelier et ses voyages, où elle fait poser, le temps d’un croquis, des gens du bout du monde. Le dessin est un mode d’expression universel qui surmonte la barrière de la langue. La magie opère pendant le temps de la pose : Voir le dessin naître en direct sur le papier ne laisse aucun peuple indifférent. Stéphanie aime par-dessus tout observer la réaction du modèle se découvrant sous son crayon. Le travail de terrain de Stéphanie est avant tout un prétexte créer du lien entre les peuples. 
« Le dessin est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour voyager en plaçant la rencontre humaine au centre.» Les carnets de terrains ont la base de son travail d’atelier. Les portraits reprennent vie au retour, dans le confort de l’atelier, avec l’espace et le temps de travailler en grand ; ils sont nourris par tous les souvenirs du voyage. Son travail rend hommage à la beauté des personnes rencontrées, à leur diversité, et aux traditions qui disparaissent diluées dans la mondialisation. Ces portraits aux regards saisissants racontent aussi une histoire, la leur ou celle, plus largement, de leur peuple, que Stéphanie a recueillie lors de l’échange dessiné, propice à la confidence.1 » 

Je connais cette artiste depuis maintenant bientôt cinq ans, j’ai lu ses ouvrages qui relatent ses rencontres de par le monde, et j’ai eu la chance de la rencontrer lors d’une exposition à Toulouse, ville où elle a d’ailleurs basé son atelier. J’admire la douceur et l’authenticité de cette femme qui a su utiliser le dessin comme un véritable outil anthropologique. Dans l’un de ses ouvrages elle rapporte les paroles d’une vieille dame thaïlandaise qui a l’habitude d’être prise en photo par les touristes car elle porte des vêtements traditionnels. Celle-ci raconte combien être dessinée a initié un nouveau rapport humain et lui a permis de rencontrer vraiment Stéphanie Ledoux. Car ce processus lent a laissé le temps à la parole et à l’échange de se créer. 

En ce qui concerne mon urgence je me suis demandé un moment si en traitant le concept de « l’image » je ne devais pas plutôt me pencher sur ce que les outils numériques pouvaient m’offrir et c’est grâce à l’exemple de Stéphanie Ledoux que j’ai décidé de rester sur l’idée de faire appel au dessin. Car on prend le temps de rencontrer l’image, de lui insuffler sa personnalité. Et pour cela ce n’est pas forcément la peine de savoir bien dessiner car l’image prend vie par les maladresses de la main. Elle s’enrichit par notre motricité et comme le dit Joëlle Tremblay dans sa thèse L’art qui relie, un modèle de pratique artistique avec la communauté : principes et actes parue en 2013, les erreurs donnent vie au dessin. Les retours après la première phase de mon urgence m’ont néanmoins permis de prendre en compte le fait que des gens ne se sentent pas à l’aise avec le fait de dessiner. Il me fallait questionner les rapports à l’image, à la perception et au beau pour que le dessin ne soit pas l’achèvement de mon processus mais bel et bien un outil qui permette de ressentir mon urgence.

 La science, le beau et le soi


En évoquant la notion de la beauté j’ai été amenée à interroger plus particulièrement le rapport du public non dessinateur avec le dessin. J’ai pu remarquer qu’il est très commun que des gens qui ne sont pas familiers avec le dessin s’exclament quand ils doivent rendre compte d’une image sur le papier : « mais ! Je ne sais pas dessiner ! ». Cette peur du résultat, d’échouer à représenter la réalité, je voulais la contourner. En questionnant l’image mentale en plongeant le groupe classe dans le noir au moment de la rencontre en duo je voulais que l’on ne se plonge pas dans un atelier de dessin qui aurait pour vocation à copier l’image de la personne en face. 

C’est à ce moment que j’ai découvert le sujet de la recherche scientifique suivante qui fut menée par une équipe interdisciplinaire de l’université de New-York en 2010 constituée d’Edward A. Vessel (neuroscientifique) G. Gabrielle Starr (professeure de lettre), et de Nava Rubin (spécialiste de la perception). L’équipe s’est questionnée sur quelles zones du cerveau étaient sollicitées lors de l’expérience de la beauté. L’art, notent les auteurs dans un article paru en 2013 dans Frontiers in Neuroscience , «obtient un accès au substrat neural impliqué dans la perception de soi: un accès que normalement, les autres stimuli extérieurs n’obtiennent pas». La beauté, et elle seule, réussit cet exploit. Ceci «permet à l’œuvre d’art d’interagir avec les processus neuraux liés au soi, de les affecter, et peut-être même d’être incorporée en eux». Cet unisson, ce «moment où le cerveau détecte une certaine harmonie entre le monde extérieur et notre représentation intérieure de nous-mêmes» nous donne l’impression que la beauté «nous touche du dedans». Ce mécanisme appartient à l’espèce, mais le résultat est individualisé: l’expérience esthétique me dit qu’un accord se réalise et que c’est important pour moi  2 Propos rapporté par le journaliste Nic Ulmi le 13 Juillet 2015 sur le blog LE TEMPS. Site consulté le 6/12/2020. Url :


C’est grâce à cette recherche que j’ai compris que je voulais que mon urgence active cette zone du cerveau qui est stimulé lors de l’expérience de la beauté. Il fallait donc que le groupe classe pratique l’art pour pouvoir solliciter les processus neuraux liés au soi, et ainsi questionner la fabrication d’image de chacun. J’ai donc décidé de décomposer le processus de l’image en faisant appel à ce que j’avais appris lors du théâtre sensoriel en début d’année. Et c’est à ce moment-là que j’ai rencontré le travail du psychanalyste Serge Tisseron, qui a analysé le concept de l’image. 

Pourquoi a-t-on besoin d’images ? Que cherche-t-on dans une image ?

« Autour de l’image, quelle qu’elle soit, il faut toujours revenir au désir de figuration. L’être humain est mû par le désir de se donner des représentations de ce qu’il éprouve. On est d’abord, chacun, dans la solitude corporelle. Ensuite, ce qui est éprouvé sensorielle ment est précisé par des représentations. Des représentations qui sont d’abord intransitives, de force, de rencontre, de rupture, puis ces premières représentations se précisent dans les grands fantasmes. Je reviens toujours à ce désir de figuration, qui concerne toutes les couches de la vie psychique. […] Même dans les contenus figuratifs les plus élaborés, les enjeux les plus anciens continuent à être mobilisés. 3» 


Grâce à Serge Tisseron j’ai pu mettre en place le début de mon atelier avec le groupe classe, où j’ai opté pour, comme dans le théâtre sensoriel, la soustraction de la vue pour favoriser l’exacerbation des autres sens. Par le toucher les duos se sont rencontrés. De plus, je voulais questionner les images de chacun et j’ai choisi de proposer une invitation formulée à « la visualisation de la perception de chacun». J’ai ainsi commencé à poser des questions pour attirer l’attention des participants sur leur manière de percevoir. « Voyez-vous des formes, ressentez-vous des effets dans votre corps, entendez-vous des sons, des mots vous viennent-ils, des couleurs se glissent-elles sous vos paupières ? ». J’ai en outre délibérément permis aux participants d’avoir recours aux mots si le dessin n’était pas envisageable pour eux. Néanmoins quand est venu le moment de retranscrire physiquement l’image mentale qu’ils avaient eue pendant la rencontre sensorielle, les participants de mon expérience ont tous essayé de jouer avec les différents médiums graphiques. Emulation artistique, effet de groupe ou réelle envie de dessiner ? Cela, je ne le sais pas encore. Mais ce que j’ai pu remarquer c’est qu’en grande majorité la figuration s’était trouvée enrichie d’une explosion de couleurs, de formes. Peut-être ai-je donc trop dirigé l’expérience en parlant de couleurs et de formes lors de la rencontre dans le noir, mais j’ai également parlé de mots et pourtant aucun des participants n’a écrit de phrases de prime abord. Et en cela j’ai trouvé que l’atelier faisait écho au propos de Serge Tisseron lorsqu’il dit que les ressentis sensoriels sont précisés par des représentations. De plus j’ai pu observer un changement dans l’énergie et dans l’ambiance de l’atelier dès l’instant où les crayons ont été saisis, la concentration était toujours de mise mais il n’y avait plus ce parfum de détente que la rencontre dans le noir avait produit. Une tension avait prit place, les esprits semblaient discuter avec leurs mains. C’était un moment que j’ai personnellement trouvé émouvant. Et la multiplicité des images a été sidérante, chacun s’est approprié le moment et les médiums. Je me demande cependant ce que ça donnerait sur un atelier plus long, et c’est en imaginant l’atelimage, que j’aimerais étoffer et achever la présente réflexion.

III. L’atelimage


 Plusieurs questionnements ont germé suite à la dernière expérimentation de mon urgence. comment se serait déroulée la fin de l’atelier si les participants ne se connaissaient pas aussi bien que les gens de ma classe ? Plus généralement je me demande quel public peut être touché par mon urgence, dans quel cadre ou institution ? Puisque mon urgence nécessite d’aller à la rencontre de l’autre, elle peut jouer un caractère relationnel de l’ordre de la médiation. Je pense donc qu’elle peut être pratiquée dans n’importe quelle configuration incluant plus d’une personne : équipe de travail, troupe de théâtre, avec des enfants, groupes de paroles. N’étant pas une experte dans le domaine du handicap j’émettrais quand même des réserves concernant les pathologies mentales qui désancrent les personnes du réel et qui doivent donc avoir un suivi médical et psychologique rigoureux. 

Je pense également qu’un atelier ponctuel de 2h est suffisant pour expérimenter le concept de l’image tel que je l’entends. En cela cet atelier serait simple à mettre en place dans diverses associations ou structures pour permettre aux participants de se rencontrer différemment, d’initier un nouveau rapport à l’autre. Le seul impératif étant d’avoir une salle, une table et la possibilité d’afficher sur les murs. Concernant la partie budgétaire du projet, cela dépendrait du nombre de participants qui influencerait la quantité de matériel graphique à prévoir. Il m’est donc impossible de définir un montant précis puisque nous n’en somme qu’à l’étape conceptuelle du projet. 

Le matériel graphique serait le suivant : 

-peinture

-gobelets d’eau

-crayon de couleur

-aquarelle

-stylo noir épais

-pastel gras et secs

-feuilles canson A3

-scotch ou punaise

-bandeau pour les yeux si la pièce dans laquelle prend place la rencontre ne peut être mise

dans l’obscurité.

-enceinte pour la musique


L’atelier en lui-même se déroulerait de la sorte :

 Arrivée des participants devant l’entrée de la salle, attendre que tout le groupe soit présent. L’atelier connaitra surement des variations selon si les participants se connaissent avant ou non.

 Faire entrer tout le monde dans la salle. Inviter les gens à se mettre à l’aise (se déchausser, enlever les manteaux etc.), je ne parle pas. Je fais uniquement des gestes. Mon attitude à pour vocation de faire émerger la réceptivité chez les participants. 10 minutes. 

 Attendre que le groupe soit attentif et face à moi. Temps variable en fonction du public ; essayer de ne pas dépasser 3 minutes. Avoir une attitude qui démontre l’attente de l’attention du groupe. 

 Distribuer les masques/éteindre la lumière. 4 minutes 

 Prendre le temps de placer les gens en duo face à face. 5 minutes. 

 Commencer à parler posément, inviter chaque duo à se rencontrer « sans utiliser le langage », à voir l’autre avec ses sens. 10 minutes max. 

 Défaire les duos en invitant les gens à marcher dans l’espace. Les rassurer en disant que je veille à éviter les collisions. Les inviter à regarder l’image mentale qu’ils se sont créer, à la rendre la plus visuelle possible dans leur imaginaire. 5 minutes. 

 Rallumer peu à peu les lumières. OU proposer aux participants de s’arrêter quand ils en ont besoin et d’enlever leur masque. +Faire signe aux premiers de me rejoindre autour de la table, les suivants suivront dès qu’ils entendront les débuts de la musique. 3 minutes. 

 Lancer la musique. 

 Donner les feuilles.

 Donner les nouvelles règles du jeu. « Vous avez une image en tête et une feuille dans les mains, en explorant ces différents médiums je vous propose de rendre compte votre image sur le papier. De la façon dont vous souhaitez, en utilisant ce qui vous attire. Vous pouvez investir l’espace comme vous le souhaitez. Je vous demande simplement de ne pas parler pour que vous ne laissiez pas votre image s’échapper. Vous allez encore entendre trois fois cette chanson avant que l’on ne passe à la suite du jeu» On est environ à 45 minutes depuis le début de l’activité. 

 Le dessin commence. 20 minutes de création. Temps variable selon les groupes. 

 Afficher les dessins et laisser un temps pour les observer.

  Deux options se font, la première si le groupe se connait déjà je propose à chacun d’offrir l’image qu’il a eue de l’autre à la personne concernée, qu’il aura surement reconnu. Si le groupe ne se connait pas je propose à chacun d’essayer de rendre l’image qu’il a crée à la personne qu’il pense être la bonne. Le temps de reconnaissance peut prendre un moment, surtout s’il faut que chacun teste par le sens du toucher la totalité du groupe. Cette étape a donc une durée variable de 3 minutes à 15. 

 Inviter chaque personne à dessiner sur l’image qu’elle a à présent entre les mains sa propre image d’elle-même. Je veux que cette étape soit rapide et stimule la vivacité de l’inconscient. Donc je le présente de nouveau sous forme de jeu : « choisissez un médium graphique qui vous attire et maintenant vous avez une minute pour rajouter quelque chose sur l’image que vous avez entre vos mains qui corresponde à ce que vous êtes. » Encore une fois les mots écrits sont autorisés. 1 minute-3minutes max. 

 Inviter chacun à se rencontrer avec son image. A rire et à échanger. 3 minutes

  Proposer de placer les images sur le mur. 5 minutes  Distribuer un stylo noir à chacun. Proposer d’écrire sur chacune des images affichées un mot ou une phrase qui témoigne de l’impression que chaque personne a suscité. 10 minutes. (on est à environ 1h 45 depuis le début). 

 Prendre le dernier quart d’heure pour proposer aux participants d’écrire leur ressenti et si cela semble possible, proposer à chacun de le lire tour à tour. Si le groupe semble avoir besoin de ça : ouvrir un temps pour un dialogue sur le ressenti de l’expérience vécue. 

 Quitter le groupe sur cette phrase : « « A quel point est profondément ancré en nous le lien qui nous rattache aux autres, et à quel point serait étrange l’idée d’un JE qui existerait en l’absence d’un NOUS ? ».

Cet atelier vise ainsi à questionner la construction des images que l’on se fait des autres, de l’image que l’on se fait de soi, de voir les divergences entre les deux. Et pour cela l’atelimage permet d’entrer dans un espace qui accueille une nouvelle manière de se rencontrer, de se percevoir et de se découvrir. A cela s’ajoute les notions d’individu et de groupe et l’expérience permet de mettre en évidence que le Nous est constitué de plusieurs Je différents et uniques. Cet atelier permet donc d’écouter les différences et de redéfinir les rapports entre les individus au sein d’un groupe par le biais du dessin. 
                                                                                                        En vous remerciant pour votre lecture.

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